épisode 23 : chat perplexe pensif puis heureux

Précédemment, sur la Communauté de communes de Montesquieu, en Gironde : Rappelez-vous… Fin janvier 2018, la Cie Le Chat perplexe aborde la fin de sa deuxième semaine de résidence « Éducation artistique et culturelle », passant d’une commune à l’autre, d’une école à l’autre, d’un marché à une salle d’attente, avec ses marionnettes, sa poésie, ses musiciens, son sens de l’impromptu, ses ateliers et ses spectacles. 

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Je les retrouve le vendredi matin. Comme souvent, la troupe se partage en deux. À 10h, à La Ruche, salle de spectacle de Saucats, Lucie et Vlad et Fred (le régisseur) joueront une première représentation de leur spectacle Les raisons de la colère, en séance scolaire.

 

 

 

Les autres, dont je suis, partent sur la route des impromptus : Saucats, et son marché… La journée s’annonce un peu difficile : des averses, trois camions, un stand de brandade de morue, pas âme qui vive.
Finalement, le ciel va s’éclaircir un peu.
Au camion Charcuterie, arrivent les clients fidèles, et quelques Salut Lulu, Ça va Michel plus tard, nous voici en pleine discussion-dégustation-saucisson, dans un esprit philosophique digne de Montesquieu (nous sommes à proximité de ses terres) (et j’avoue que parfois me désole un peu de voir l’ami Montesquieu, devenu le nom rassembleur de la communauté des communes, devenir du même coup le propriétaire – façon de parler – du club de foot ou du gymnase…)
Donc le thème : le partage des pensées…

Il faut libérer les pensées partout.

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Estelle échange avec le boucher-charcutier, elle tient un livre à la main, Matière à pensée, et lui propose de l’installer au milieu de la salade de crustacés et du boudin antillais. Voilà la philosophie en vitrine, rayon frais.
La troupe de théâtre se questionne aussi sur l’image donnée, sur l’importance de ce qu’ils disent aux habitants, et d’y réfléchir :

On ne peut pas laisser penser que nous sommes juste des saltimbanques rigolos… Tout ce qu’on fait représente du travail.

Toujours dans l’idée de réalisation de films illustrant Les petites résolutions, une scène se tourne avec deux dames sympathiques qui arrivent au marché. Finalement, une seule accepte, l’autre décidant soudain qu’elle n’a pas envie. Elle laisse en plan sa copine de commissions, qui rit de la réaction intempestive de sa camarade.

C’est parti ! Action !

 

Ils jouent la scène des chips, illustrant un réseau de gens qui ramassent des chips posés par terre. Suivant ces petits chemins de chips – façon Petit Poucet -, ils se rejoignent en une connexion réelle (et non virtuelle).
Morgane profite du soleil et du temps qu’ils ont pour des tournages successifs de plans manquants. Cela donne d’étranges scènes à voir, comme un lancer de boîte de sardines dans une flaque d’eau. Je vous accorde, si on ne voit pas le film, c’est difficile de comprendre le pourquoi du comment…
Filmer sert aussi à rentrer en contact avec les gens. Le Chat perplexe appelle ça La communication créative. Estelle explique :

Là, par exemple, on a ri avec cette dame pour notre scène des chips, et ensuite on discute au sujet du théâtre, du spectacle. L’intérêt de la mise en scène qu’on organise et de la présence d’un tournage, c’est que ça attire les gens… Nous avons aussi une trace de ce qu’on fait ensemble avec les habitants, cette trace se propage un peu, nos actions intimistes peuvent être vues.

 

Parmi les petites solutions, d’autres situations sont filmées : « Des frontières mobiles, pour pouvoir les bouger » avec Gabriel en cascadeur.

Une autre séquence est née des repérages de la veille. Tout le monde se rejoint à l’aérodrome de Léognan. Vlad et Lucie arrivent joyeux mais à plat de leur représentation devant quatre classes, soit 120 enfants de Saucats et La Brède – qui ont toutes eu droit à un Atelier Réveilleuse dans la semaine. Tous les enfants se souvenaient de la chanson. L’ambiance était survoltée, le jeune public debout, à fond. Yeah !
Il est midi sur le tarmac. C’est très bon d’être là. L’instant a quelque chose d’un peu magique, avec ce paysage de forêt et cette lumière vive d’après la pluie. Toute la troupe semble recharger une batterie. Les discussions s’engagent avec un pilote d’avion, il explique – et on dirait qu’il parle de théâtre – : « Piloter permet de se déconnecter et se concentrer. On vole et après on est calmé, avec un passager heureux… »

Il est donc décidé de pousser un avion, et de filmer ici une scène qu’on appellerait L’envol du CoTÉAC. Puisque ce même soir aura lieu la signature officielle du contrat…

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à suivre / Lire l’épisode précédent / Lire depuis le début / Lire l’épisode suivant Bruit du Frigo / Lire l’épisode suivant Chat perplexe

 

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2 réflexions sur “épisode 23 : chat perplexe pensif puis heureux

  1. Pingback: épisode 24 : jour de signature – Territoire commun

  2. Pingback: épisode 18 : La solution de la bassine – Territoire commun

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