Épisode 4 : la route de l’impromptu

Donc, nous voilà on the road. Ciel bien gris de décembre, température pas vraiment idéale pour des rencontres en extérieur. Aucune importance, la troupe du Chat perplexe est joyeuse. Voiture et estafette, ça roule.
Au grand rond-point, entre Beautiran et Léognan, on passe à côté d’un terrain vague et son food-truck, spécialisé burger, LE DÉBUT DE LA FAIM. Un resto ambulant orange vif,  avec des barriques qui font des tables. Il a deux clients, un jeune homme qui mange des frites pendant que sa compagne avec de grandes tresses blondes danse pieds nus à côté de leur camion blanc, musique à fond.
Demi-tour, décision prise : ce sera la première intervention.
Ils appellent ça des Impromptus. L’impromptu, c’est une improvisation préalablement (un peu) écrite. Ceux de cette première semaine de résidence sur le territoire sont conçus autour des marionnettes-gendarmes, de musiciens, d’une chanteuse et les autres dansent… Tout est filmé par Morgane. Et Estelle, une fois qu’elle a joué de la clarinette, vient ensuite expliquer – façon journaliste – aux gens croisés de quoi il s’agit : la culture, est-ce qu’on en veut, est-ce qu’on a de l’art en assez grande quantité, ce qu’ils font ici, les spectacles qu’ils jouent dans les différentes communes, le CoTEAC de la communauté de communes, etc.

Comme un tour de chauffe. Pour aller à la rencontre des habitants, il faut se saisir des signes et profiter de toutes les situations. Il n’y a pas de clap, ni de rideau à lever, pourtant il faut bien un commencement ; le décider, et celui-là pourrait aller.

Voilà comment ça se passe :
Tout le monde descend, la brigade en tête, les musiciens en bleu de travail, chapeaux, lunettes, chacun son rôle et son costume. D’abord les marionnettes-gendarmes, la jeune fille rit, la Brigade de Prévention des Risques Artistiques prévient : danser comporterait un certain nombre de dangers… Puis, Olivier, alias Marc Peppone, joue de l’accordéon, Estelle à la clarinette, et j’entends ma première mazurka de la semaine. Les voitures passent et ralentissent un peu, les automobilistes tournent la tête, étrange image d’une ronde joyeuse sur un bord de route.

Le chef-cuisinier du food-truck sort son téléphone pour filmer : « C’est pas tous les jours qu’on voit ça ». Il prend des prospectus du programme des spectacles et le Balbizar du 25 juin.
Discussion sur le sens des mots, Gabriel (revenu de son rôle de gendarme) le questionne : « Pourquoi appeler votre food-truck Le début de la Faim ? Vous auriez dû l’appeler la Fin de la faim ! « 
La réponse est écrite sur le panneau à l’entrée du terrain : Tout commence par la faim.
Et d’expliquer : Il y a d’abord la faim, avant d’avoir l’envie, de quoi et où.
Et, parce qu’on a faim, on vient…


Prochain arrêt : le boulodrome de Saint-Médard d’Eyrans

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